François Bayrou : "Si on accepte de payer quelques centimes de plus, les agriculteurs pourraient vivre de leurs productions"
Par Yannick Temporal le vendredi, 5 mars 2010, 08:00 - Politique nationale - Lien permanent
François Bayrou était l'invité de BFM TV et La Tribune, dimanche 28 février.
Après sa visite au Salon de l'Agriculture de Paris le jour même, François Bayrou a répondu aux questions relatives aux inquiétudes des paysans français. Il a notamment proposé de "maîtriser la production" et d'aider les agriculteurs "à s'organiser face aux industriels", afin "qu'ils puissent trouver des prix pour vivre". François Bayrou a encore ajouté : "L'idéologie du toujours moins cher est suicidaire" ; "si on accepte de payer quelques centimes de plus, les agriculteurs pourraient vivre de leurs productions".
François Bayrou a aussi abordé les sujets relatifs à la séparation des pouvoirs en France, aux dégâts de la tempête et de l'état du réseau électrique national, aux rapports entre la France et le Rwanda, et aux échecs de la gouvernance française.
Concernant les élections régionales, François Bayrou a estimé que la campagne menée par l'UMP et le PS n'incitait "pas à l'enthousiasme civique et à voter".
"Un pays dans lequel la campagne électorale se résume désormais, entre les deux principaux partis, à échanger des extraits de casiers judiciaires (...), est une campagne qui, pour le moins, n'incite pas à l'enthousiasme civique et à voter", ajoutant que "tout cela contribue à ce que la campagne n'intéresse personne".
"Cela ne ressemble pas à l'idée que je me fais d'une campagne électorale de dignité élémentaire", a-t-il encore affirmé, assurant avoir "rarement vu dans la vie des électeurs aussi peu intéressés par les débats qu'on organise pour eux".
Soulignant que sa "sévérité n'a rien de personnel ni d'épidermique", François Bayrou a constaté l'"échec généralisé" du gouvernement, estimant que la France était "à reconstruire" et que ce serait "la reconstruction la plus difficile depuis la Guerre".
Sur la récente et nouvelle hausse du chômage, François Bayrou a indiqué n'avoir "jamais cru que l'emploi se redressait". "Les chiffres étaient faux", a-t-il assuré, concluant que "la situation de notre pays aujourd'hui, c'est que l'emploi, hélas, continue à disparaître et le chômage continue à exploser".

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