Marielle de Sarnez a ainsi dénoncé l'état d'esprit de ces trente dernières années en France : "On s'est raconté des histoires pendant trente ans, on s'est dit entre nous on va faire fabriquer les t-shirt en Chine, mais que nous continuerons à vendre des satellites. Cela est fini, c'est révolu !", a-t-elle affirmé, ajoutant qu'il faut être désormais "offensif" et qu'on s'engage dans un "volontarisme partagé".

Concernant les dégâts causés par la tempête de dimanche, elle a salué la solidarité des Français pour ceux qui se retrouvent sans toit, mais elle a rappelé "qu''il faudra se poser les questions concernant des pavillons et des logements construits plus que la mer", et plus généralement des effets néfastes de la spéculation immobilière.

Marielle de Sarnez a réaffirmé la volonté du Mouvement Démocrate de mener une campagne axée que "sur les régions, avec un souci de proximité sur l'emploi, les services publics, les transports, de formation, d'apprentissage des jeunes". Elle a notamment rappelé que le Mouvement Démocrate propose que "les régions garantissent l'obtention de stages pour les jeunes qui ne bénéficieraient pas du carnet d'adresses de leurs parents", et qu'elles s'occupent des orientations professionnelles des jeunes. Elle a ajouté qu'au regard de l'état de "désespérance" de la France, "il faut aller au-delà de l'esprit partisan" et que "les pouvoirs publics et le gouvernement aillent dans le même sens" pour l'intérêt général.

Marielle de Sarnez a également exclu toute alliance avec l'UMP au 2e tour des élections régionales, affirmant en revanche que des alliances étaient "envisageables" avec d'autres mouvements politiques dans certaines régions. Elle a justifié ce choix du fait que "l'UMP a choisi de nationaliser le scrutin" : "Le message qu'entendrait l'UMP si jamais c'était un message qui allait dans son sens serait vous voyez, les Français soutiennent la politique gouvernementale . Donc, je le regrette", a-t-elle ajouté.

Selon elle, pour le Mouvement Démocrate, c'est "soit rester indépendant" s'il atteint les 10 pour cent qui lui permettent de se maintenir au second tour, comme peut-être en Aquitaine, soit "il y aura peut-être d'autres régions où nous regarderons avec les uns ou les autres, avec les présidents de région s'ils sont ouverts, en fonction des projets, des propositions, du contenu. Donc, tout est ouvert. Possiblement, des alliances sont envisageables".